Logiciel sur mesure ou SaaS : la grille pour décider quoi garder et construire
Logiciel sur mesure ou SaaS ? Une grille en cinq questions pour décider quels abonnements garder, lesquels relier et lesquels remplacer par votre outil.
L'essentiel
Gardez en abonnement les logiciels que la loi encadre (caisse, comptabilité, paie, banque, dossiers de santé), les plateformes qui vous apportent des clients et les commodités comme la messagerie. Construisez votre propre logiciel pour ce qui touche votre façon de travailler et vos clients : suivi des clients, devis, production, documents. Reliez ensuite les deux.
Sommaire
- Quelle différence entre un logiciel sur mesure et un SaaS ?
- Quels logiciels faut-il garder en abonnement ?
- Que veut dire relier un logiciel à votre outil ?
- Quels logiciels construire vous-même ?
- Comment décider, outil par outil ?
- Quels écrans pour faire l'inventaire et décider ?
- Comment remplacer un abonnement sans tout casser ?
- Quelles sont les limites d'un logiciel fait maison ?
- Questions fréquentes
- Par où commencer
Un logiciel par abonnement, ou SaaS, se garde quand la loi l'encadre, quand il vous apporte des clients ou quand tout le monde s'en sert de la même façon, comme une messagerie. Un logiciel sur mesure se construit quand l'outil touche votre façon de travailler et la relation avec vos clients, comme vos étapes de travail, le calcul de vos prix ou les documents que vous remettez. Beaucoup d'outils se situent entre les deux : on les garde, et on les relie à son application.
Cet article s'adresse aux dirigeants de petites entreprises qui paient plusieurs abonnements et gardent quand même un fichier Excel à côté. Il ouvre aussi la rubrique « Remplacer ses abonnements » du blog. À la fin, vous saurez faire l'inventaire de vos logiciels, classer chacun avec une grille en cinq questions, et choisir le premier à remplacer.
Quelle différence entre un logiciel sur mesure et un SaaS ?
Un SaaS est un logiciel loué par abonnement. Il tourne sur les ordinateurs de l'éditeur, et vous l'ouvrez dans votre navigateur avec un identifiant. L'article SaaS, c'est quoi reprend la définition en détail.
Un logiciel sur mesure est construit pour une seule entreprise, avec ses champs, ses étapes et ses documents. On peut le commander à un développeur, ou le construire soi-même avec Claude Code, l'outil de programmation de Claude, l'IA de la société Anthropic. Vous lui décrivez en français l'écran voulu, Claude Code écrit le code, et vous vérifiez le résultat à l'écran. L'article faire développer par un freelance ou construire soi-même compare les deux voies.
| Point de comparaison | SaaS | Logiciel sur mesure |
|---|---|---|
| Les champs et les étapes | Ceux que l'éditeur prévoit pour tous ses clients | Les vôtres, ajoutés quand le besoin apparaît |
| Le prix | Un abonnement, souvent compté par utilisateur | L'abonnement Claude et les services en ligne, sans licence par personne |
| Les changements | Au rythme de l'éditeur | Quand vous les décrivez à Claude Code |
| Les données | Chez l'éditeur, récupérables par export | Dans votre base, sur votre compte |
| L'entretien | Assuré par l'éditeur | À votre charge : vérifier, sauvegarder, suivre les coûts |
Quels logiciels faut-il garder en abonnement ?
Trois familles de logiciels restent en abonnement dans la grille. Vous pourrez ensuite les relier à votre outil.
Les logiciels que la loi encadre
- La caisse. Une entreprise assujettie à la TVA qui vend à des particuliers sans facture, et qui enregistre ces ventes dans un logiciel de caisse, doit utiliser un logiciel sécurisé et certifié. Les entreprises qui vendent uniquement à des professionnels ou qui bénéficient de la franchise en base de TVA ne sont pas concernées. Le détail se trouve sur la page d'impots.gouv.fr consacrée au logiciel de caisse sécurisé.
- La comptabilité légale, la paie et la banque. Elles restent dans les logiciels prévus pour ça, et votre outil peut échanger des informations avec eux.
- Les dossiers patients. Les données de santé demandent un hébergement certifié, et restent dans le logiciel métier du praticien.
- La facture électronique. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA en France doivent pouvoir recevoir des factures électroniques par une plateforme agréée. L'obligation d'en émettre arrive le 1er septembre 2027 pour les PME et les micro-entreprises. Un outil maison prépare les factures, puis passe par une plateforme agréée pour les transmettre, comme le détaille l'alternative à Sellsy.
Les plateformes qui vous apportent des clients
Une place de marché, une plateforme de réservation ou un site d'avis vous montre à des personnes qui ne vous connaissent pas encore. Gardez-les comme un canal de vente. Vos clients fidèles peuvent ensuite commander ou réserver directement chez vous, avec un portail de commande pour vos revendeurs ou la réservation en ligne de votre salon.
Les commodités
Une messagerie, un agenda, un stockage de fichiers ou une visioconférence servent à tout le monde de la même façon. Les reconstruire n'apporte rien à votre métier. Rugstar, une marque de tapis contemporains faits main, a gardé Gmail. Le CRM qu'elle a construit avec Claude Code y retrouve le fil des e-mails de chaque client, et rappelle qui relancer.
Que veut dire relier un logiciel à votre outil ?
Relier un logiciel, c'est garder son abonnement et faire circuler ses informations vers votre outil, sans recopie. Ça passe par une API : une porte que le logiciel ouvre aux autres programmes, pour qu'ils lisent ou envoient des informations sans passer par l'écran.
Rugstar a aussi gardé Shopify pour sa boutique en ligne, et le CRM s'y relie. À partir des produits de la boutique, il fabrique le catalogue et le dossier de presse en PDF, prêts à imprimer. L'article sur le catalogue PDF généré depuis Shopify montre comment, et les applications Shopify payantes à remplacer aide à trier les extensions de votre boutique.
Tout service qui a une API peut être relié : Gmail, Google Sheets, Notion, Slack, Qonto, Pennylane ou Calendly. Les automatisations louées peuvent aussi devenir des liaisons écrites dans votre outil, comme le décrit l'alternative à Zapier et Make.
Quels logiciels construire vous-même ?
Construisez l'outil qui touche votre façon de travailler et vos clients : le suivi des clients, les devis, la production, les commandes aux fournisseurs, les documents que vous remettez. Ces logiciels portent vos étapes et vos prix, et c'est là qu'un abonnement pensé pour toutes les entreprises à la fois vous oblige le plus à vous adapter.
Quatre signes montrent qu'un abonnement ne suit plus votre façon de travailler :
- un fichier Excel vit à côté, parce qu'un champ ou une étape manque (voir quand passer d'Excel à un logiciel sur mesure) ;
- vous recopiez les mêmes informations d'un logiciel à l'autre ;
- vous payez des comptes pour des personnes qui ne font que consulter, le problème de la licence par utilisateur ;
- l'offre payée contient surtout des fonctions dont personne ne se sert.
Rugstar a construit un CRM qui réunit les contacts, les devis, les commandes clients, les commandes aux fournisseurs et le suivi de fabrication de chaque tapis avec l'atelier. Le calcul des prix reproduit le fichier Excel de calcul des coûts de la marque, un calcul qui n'existe dans aucun logiciel du marché. Le fournisseur a son portail, et chaque client reçoit un lien vers une page de suivi. Le même CRM fabrique aussi ses QR codes, un service qui se loue souvent par abonnement (QR code dynamique sans abonnement). Le retour d'expérience sur ce CRM raconte sa construction.
Quels abonnements la rubrique passe-t-elle en revue ?
La rubrique « Remplacer ses abonnements » reprend les logiciels courants un par un.
- Les clients et les ventes : HubSpot, Pipedrive, le devis signé en ligne.
- Les bases et les tableaux : Airtable, Notion, Trello.
- Les e-mails : Mailchimp, Brevo.
- Les moments de départ : un logiciel qui augmente ses prix, un logiciel qui ferme ou change de propriétaire.
Comment décider, outil par outil ?
Pour chaque logiciel que vous payez, posez ces cinq questions dans l'ordre.
- Une loi ou une certification encadre-t-elle ce logiciel ? Si oui, gardez-le, et reliez-le au besoin.
- Vous apporte-t-il des clients que vous n'auriez pas sans lui ? Si oui, gardez-le comme canal de vente.
- Tout le monde s'en sert-il de la même façon, quel que soit le métier ? Si oui, gardez-le et reliez-le.
- Passez-vous du temps chaque semaine à le contourner ? Si oui, notez ce temps : le logiciel devient candidat au remplacement.
- Porte-t-il vos étapes, vos prix ou la relation avec vos clients ? Si oui, remplacez-le par votre outil.
Un logiciel qui répond « non » aux trois premières questions et « oui » aux deux dernières passe en tête de la liste. La grille appliquée à Rugstar et à des cas courants :
| Logiciel | Décision | La raison |
|---|---|---|
| Caisse pour les ventes aux particuliers | Garder | La certification est exigée |
| Comptabilité, paie, banque | Garder et relier | Des obligations légales |
| Place de marché, réservation | Garder | Une clientèle nouvelle |
| Messagerie, agenda | Garder et relier | Le même usage partout |
| Boutique Shopify de Rugstar | Garder et relier | La boutique fonctionne, le CRM lit les produits |
| CRM, devis, suivi de fabrication | Remplacer | Il porte vos étapes et vos prix |
| QR codes, catalogue PDF | Remplacer | Un écran de plus dans votre outil |
Quels écrans pour faire l'inventaire et décider ?
Une petite application de trois écrans suffit pour tenir cette grille, et fait un bon premier projet avec Claude Code.
L'inventaire des logiciels
Une page « Mes logiciels ». Une ligne par abonnement : nom, à quoi il sert, coût annuel, nombre de comptes payés, nombre de personnes qui s'en servent vraiment, date de renouvellement, et qui a les accès administrateur. En haut, le total des coûts annuels. Un filtre « renouvellement dans les deux mois ».
La fiche de décision
Sur la fiche de chaque logiciel, une section « Décision » avec les cinq questions de la grille, à cocher oui ou non. Selon les réponses, l'écran propose « garder », « relier » ou « remplacer », et je peux changer ce choix en écrivant pourquoi. Un champ « temps perdu à le contourner chaque semaine », que je remplis moi-même. Une section « Liaisons » liste les logiciels qui reçoivent ses informations, et précise si c'est fait à la main ou automatiquement.
Les liaisons faites à la main forment votre carte des recopies : ce sont les premières à supprimer.
La feuille de route
Une page « Feuille de route » : les logiciels marqués « remplacer », dans l'ordre que je fixe en les faisant glisser. Pour chacun, une fiche « Processus » : qui fait quoi, dans quel ordre, avec quelles informations, et quel document sort à la fin. Puis le premier écran à construire, et la date prévue d'arrêt de l'abonnement, en rouge si elle tombe après la date de renouvellement.
La fiche « Processus » devient ensuite votre première demande à Claude Code pour l'outil de remplacement.
Comment remplacer un abonnement sans tout casser ?
Remplacez un seul logiciel à la fois. Quand on reconstruit tout d'un coup, on n'arrive plus à vérifier chaque écran, et les erreurs s'accumulent.
- Décrivez le processus dans la fiche de la feuille de route.
- Exportez les données du logiciel à remplacer, en fichier Excel ou CSV. L'article exporter ses données CRM montre comment les nettoyer.
- Construisez le premier écran et importez les données dans une base d'essai, séparée de la base réelle.
- Faites tourner les deux outils côte à côte le temps d'un cycle complet de votre activité, par exemple un mois de devis.
- Arrêtez l'abonnement avant sa date de renouvellement, et gardez le dernier export en archive.
Notez les règles du projet dans le fichier CLAUDE.md, que Claude Code relit au début de chaque session.
Qu'est-ce que ça change dans la semaine ?
Le lundi, l'inventaire montre les abonnements qui se renouvellent bientôt, et vous décidez avant d'être prélevé. Les informations d'un client se saisissent une fois dans votre outil, et les logiciels gardés les reçoivent par liaison. Une personne qui rejoint l'équipe reçoit un compte et un rôle, sans licence à acheter pour elle. Quand un besoin change, vous décrivez le nouvel écran à Claude Code, sans attendre que l'éditeur l'ajoute.
Quelles sont les limites d'un logiciel fait maison ?
Un logiciel fait maison demande un peu d'entretien : vérifier chaque écran après un changement, garder des sauvegardes, suivre les coûts des services en ligne. Les postes sont listés dans combien coûte une application maison chaque mois.
Ce que l'éditeur faisait pour vous devient votre affaire : les accès des personnes et la sécurité des données. Vous construisez des applications web, installables sur l'écran d'accueil du téléphone, qui ne passent pas par l'App Store ni par Google Play. Construire prend aussi du temps sur votre semaine. Si vous préférez déléguer, Korbolia propose, sur demande, de construire l'outil pour vous.
Questions fréquentes
Faut-il choisir entre un logiciel sur mesure et un SaaS ?
Le choix entre logiciel sur mesure et SaaS se fait outil par outil. Une petite entreprise peut garder la comptabilité, la caisse ou la messagerie en abonnement, et construire son propre outil pour le suivi des clients, les devis ou la production. Le logiciel sur mesure se relie ensuite aux abonnements gardés.
Un logiciel sur mesure coûte-t-il plus cher qu'un SaaS ?
Un logiciel sur mesure construit avec Claude Code demande un abonnement Claude Pro ou Max, et des services en ligne pour tourner. Turso a une offre gratuite jusqu'à un certain volume, et Vercel une offre gratuite pour un usage personnel. Aucune licence n'est comptée par personne qui se connecte. Comparez sur les pages de tarifs de chaque service, et comptez aussi le temps de construction et d'entretien.
Quels logiciels une petite entreprise doit-elle garder en abonnement ?
Une petite entreprise garde en abonnement les logiciels que la loi encadre : la caisse certifiée pour les ventes aux particuliers, la comptabilité légale, la paie, la banque et les dossiers de santé. Elle garde aussi les plateformes qui lui apportent des clients, et les commodités comme la messagerie.
Peut-on remplacer un SaaS sans savoir programmer ?
Remplacer un SaaS par un outil maison ne demande pas de savoir programmer. Avec Claude Code, on décrit en français l'écran voulu, Claude écrit le code, et on vérifie le résultat à l'écran. Il faut un ordinateur Mac ou PC récent, un abonnement Claude Pro ou Max, et trois comptes gratuits chez GitHub, Vercel et Turso.
Que deviennent les données quand on quitte un SaaS ?
Les données d'un SaaS se récupèrent par l'export que propose l'éditeur, par exemple en fichier CSV ou Excel. Faites cet export avant la fin de l'abonnement, gardez-le en archive, puis importez-le dans votre outil par un écran d'import.
Par où commencer
Ouvrez vos relevés de carte bancaire des douze derniers mois, et notez chaque abonnement logiciel avec son coût et sa date de renouvellement. Pour chacun, répondez aux cinq questions de la grille. Le premier logiciel à remplacer est celui qui porte vos étapes et que l'équipe contourne le plus. L'article réduire ses abonnements logiciels aide à mener ce tri.
Les deux leçons gratuites vous font installer Claude, puis choisir la première application à construire pour votre entreprise.
Apprenez à construire vos propres outils
Korbolia est une formation vidéo qui vous apprend à créer vos logiciels avec Claude Code, sans écrire de code : un tronc commun, puis les spécialités qui servent votre métier. Les deux premières leçons sont gratuites.

Victor vous guide dans Korbolia, le cours pour construire soi-même ses outils avec Claude Code, sans savoir programmer.
Korbolia est une formation indépendante. Elle n'est ni affiliée à Anthropic ni approuvée par Anthropic. Claude et Claude Code sont des marques d'Anthropic. Les autres marques citées appartiennent à leurs propriétaires, et Korbolia n'est lié à aucune d'elles.